Triathlon : Pourquoi changer d’entrainement ?

Le fait de changer d’entrainement est bénéfique tant physiologiquement que psychologiquement.

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Voyons pourquoi.

Bénéfice physiologie

Rappelons que pour progresser (ou évoluer), le corps, s’adapte aux sollicitations auxquelles il est affronté.

Si le triathlète (ou pratiquant d’un autre sport), réalise tout le temps le même entraînement, alors le corps s’adaptera pour répondre à cette sollicitation.

Disons que notre triathlète Pierre Routine, décide d’aller courir un marathon alors qu’il base toutes ses sorties d’entrainement sur un tour proche de chez lui de 8,5km. Sera-t-il capable de courir dans de bonnes condition ce marathon ? Probablement pas, il y a même peu de chances que cela se passe bien.

 

Albert Heinstein disait : « La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à des résultats différents »

En effet, si l’on veut progresser, il sera donc nécessaire de soumettre l’organisme à différentes sollicitations, que ce soit en termes de vitesse, de durée ou encore de difficulté.  L’organisme étant bien fait (nous avons de la chance, sachons l’exploiter), il cherchera à s’adapter à ces différentes sollicitations auxquelles il a été confronté. De ce fait lors de la récupération (qu’il faut considérer comme une réelle phase de l’entraînement), les cellules se reconstruiront de telle sorte que lors des prochains efforts, le corps soit capable de répondre et ainsi être en « sécurité ».

C’est lors de la récupération (le repos) que l’on progresse et non pendant l’entraînement ! (A condition d’être sollicité de manière régulière et progressive).

 

Bénéfice psychologique

Reprenons notre triathlète Pierre Routine, celui-ci passe pour un sportif assidu car il fait son tour de 8,5km tous les mardis soir et tous les dimanches matin. Combien de temps sera-t-il assez fort psychologiquement pour continuer à courir ainsi sur ce même circuit, sur cette même distance et à cette même allure ? N’y aura-t-il pas à un moment donné, comme par exemple le jour où il fait plus froid, le jour où il neige, un moment d’hésitation avant de partir courir ?

Continuera-t-il de courir comme ceci pendant des années sans jamais se lasser ou même se poser la question « pourquoi je fais ça, alors que mes potes sont en train de boire une bière ensemble? »

Ne décrochera-t-il pas de l’entraînement juste pour une fois qui se transformera à plus ou moins long terme en définitivement ?

Pour conserver la motivation le plus longtemps possible, il est nécessaire de varier les entraînements, de varier les plaisirs. Tout comme on ne mangerait pas tous les jours le même plat, nous avons besoin de changer d’exercice, voir de discipline pour conserver une part de plaisir qui est le seul vrai moteur et qui permettra d’accomplir des choses impensables.

En pratiquant le triathlon, nous avons aussi la chance de pouvoir changer de discipline chaque jour, alterner entre de la natation, du vélo et de la course à pied.

Parallèlement à ceci il faudra varier les séances, où l’on peut faire un jour une séance courte mais avec de l’intensité, le lendemain faire plutôt une séance longue mais à un rythme « facile » pour privilégier l’endurance fondamentale et le troisième jour faire une toute petite séance tranquille pour faire de la récupération active.

On peut aussi avoir des séances « bonus », c’est à dire des séances non structurées. Celles-ci devront être basées seulement sur le plaisir du moment. A savoir on peut partir en vélo sur un petit rythme et d’un coup accélérer pour se « tirer la bourre » avec un autre cycliste sur quelques km puis reprendre un rythme plus cool. Arrivé dans une belle descente avec un beau bitume digne d’un circuit de Formule 1 et là on se lâche juste pour le plaisir et s’enchaine une côte derrière et on se dit alors tient aujourd’hui j’essaie d’aller jusque là-bas en danseuse à bloc. Puis on reprend une allure plus cool et ainsi jusqu’à la fin. On essaie de s’amuser, juste s’amuser.

 

Ainsi en appliquant ce principe de changement de distance, d’allure, de difficulté, les bénéfices seront aussi bien physiologiques que psychologiques et vous serez capable d’aligner les séances en gardant la motivation et en évoluant progressivement mais continuellement.

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