Triathlon : Faut il faire des coupures dans l’entraînement?

Certains font sans arrière pensées des coupures d’autres hésitent par crainte de perdre leur acquis lors des nombreux entraînements.

Alors, faut il faire des coupures dans l’entraînement pour le triathlon?

La vidéo

En réalité, pour deux raisons, l’une physiologique, l’autre psychologique, il est intéressant voir même indispensable de faire des coupures dans l’entraînement.

L’aspect Physiologique :

En effet le corps est capable d’emmagasiner de gros efforts et plus l’entrainement sera régulier et important, plus les limites seront difficiles à détecter. Cependant il est important pour que l’organisme puisse se régénérer et donc progresser davantage, d’avoir des périodes plus calmes ou de repos.

Les périodes d’entraînement (sollicitation) contraignent l’organisme à puiser dans les réserves énergétiques. Il se génère également des micro déchirures dans les fibres musculaires. Tout ceci est un processus normal.

Lors de la période de repos l’organisme va tenter de se reconstruire mais pas seulement à l’identique de ce qu’il était auparavant, il va essayer tenter de se régénérer au delà de la dépenser qu’il a dû faire afin d’essayer de se mettre en « sécurité » pour une éventuelle future sollicitation similaire. C’est ce qui permet de progresser.

On appelle ceci le phénomène de surcompensation. Ceci n’est pas valable que dans le triathlon, c’est identique à tous les sports d’endurance ou même de sprint qui sollicite fortement l’organisme tels que la course à pied (sprint , demi fond, marathon…), le cyclisme, la natation, le trail, l’aviron, le ski de fond, …

L’aspect Psychologique :

L’autre bénéficiaire de la coupure des entraînements est le psychologique. En effet la part du mental dans la performance est extrêmement importante. Elle est parfois négligée à tord.

Le soin que l’on peut apporter à la préparation psychologique aura un impact non négligeable dans la performance. C’est d’ailleurs pour ceci que les triathlètes ou sportifs professionnels ont recours à des coachs mental afin de travailler en détail ce paramètre.

Pour un amateur il faudra au minimum avoir recours à des coupures dans l’entraînement afin de ne pas tomber dans la routine et dans l’ennui, ce qui amènera par défaut à la perte de la motivation.

Pour que la motivation soit au plus fort, la première règle est d’avoir envie. Quand l’on « crève d’envie » de faire une course, on aura une motivation énorme, on aura la « rage » lors de l’épreuve et ceci permettra d’accomplir des choses hors norme.

Au contraire si vous arriver à saturation psychologique juste avant un triathlon, il sera très difficile de vous surpasser lors de la compétition. Il sera déjà difficile de rallier la ligne d’arriver car avec cette fatigue mentale, lors de l’effort vous n’aurez que des pensées négatives qui vous inciteront à arrêter.

Certains professionnels vont même jusqu’à se priver volontairement de certains entraînements avant une compétitions pour créer une petite frustration et d’avoir ainsi une envie énorme de participer à cette course tant attendue. D’autres ne font que très peu de course dans la saison pour également créer une petite frustration mentale et tout donner quand le jour de la course arrive enfin.

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