Faut il couper l’hiver ?

 

La question se pose régulièrement et surtout à l’arrivée de la période hivernale ; faut il couper l’hiver ? Ne vais-je pas tout perdre si je m’arrête ?

"Couple in Hammock" photo de ReubenInStt - sur Flickr
« Couple in Hammock » photo de ReubenInStt – sur Flickr

Voyons donc les avantages et les inconvénients de la coupure hivernale et s’il faut ou non s’arrêter.

Nous considèrerons donc deux aspects importants, l’aspect psychologique et par opposition le côté physique.

 

1° Coupure psychologique

Quand on a une grande expérience sportive, que ce soit dans le triathlon ou dans un autre sport, avec des épreuves qui s’enchainent tout au long de la saison, il peut arriver que l’on éprouve une certaine lassitude voire une baisse de motivation. On commence à se trouver fatigué car on s’entraine beaucoup.

Dans ce cas, en réalité, une fatigue psychologique s’est installée.

Pour réaliser un sport d’endurance, cela demande un grand nombre d’heures d’entraînement, une assiduité particulière, parfois des privations qui finissent par user le moral. Il devient nécessaire effectivement d’avoir recours à une coupure pour pouvoir se régénérer l’esprit avant de se dégouter complètement.

Il est alors possible de couper avec son sport en pratiquant d’autres sports qui seront différents en terme d’effort physique mais aussi différent en terme de concentration. D’une part cela vous permet de « décrocher » mais en plus cela peut être complémentaire pour travailler la concentration. Quelques exemples très parlants pourraient être le squash ou l’escalade. Ce sont deux sports qui sont physiquement différents et qui permettent de décrocher mentalement d’un sport d’endurance tel que le triathlon.

Ils demandent un autre niveau de concentration ; le squash est un sport très rapide développant les reflexes alors que l’escalade est plus lent et plus calme mais demande beaucoup de concentration et d’observation tout en apprenant à maitriser son stress.

"Tough return, 365.35" photo de Steve McFarland sur Flickr
« Tough return, 365.35 » photo de Steve McFarland sur Flickr
Simon Steinberger
Simon Steinberger

 

2° Coupure Physique

Après une longue saison bien remplie d’épreuves, en particulier si vous avez enchainé plusieurs épreuves de longues distances, il se peut que la fatigue physique se soit installée.

Certains enchainent parfois une quinzaine de courses de petite distance avec des formats Sprint ou Olympique, tandis que d’autres s’alignent sur 4 ou 5 longues distances voire 2 ou 3 Ironman dans la saison.

C’est indéniable, il faut se reposer. On peut avoir recours à une coupure totale surtout après des très longues distances pour laisser un peu de temps à l’organisme de se régénérer. Pour autant, le bénéfice de l’entraînement ne sera pas totalement anéanti après 2 ou 3 semaines d’arrêt. Certains ont souvent du mal à s’arrêter, pensant que tous ces mois de travail et d’entraînement seront perdus.

Cela pourrait être vrai si la coupure était vraiment grande comme un arrêt total de 2 ou 3 mois, bien qu’en réalité le niveau de performance aurait baissé mais ne serait pas totalement réduit à zéro.

Le risque est davantage sur les changements physiques comme une prise de poids car le corps est habitué à consommer beaucoup d’énergie et donc, l’individu à en absorber. Il faut savoir adapter son alimentation en fonction de son activité physique.

La coupure totale n’est pourtant pas automatique. Dans le cas d’une motivation toujours intacte, il est possible alors de réduire l’entraînement pour récupérer tout en maintenant sa base foncière.

Il peut être judicieux comme dans le premier cas (la fatigue psychologique) de pratiquer d’autres sports qui permettront de s’entretenir et de se changer les idées. On peut alors s’essayer au Vtt, au ski de fond ou encore le ski de rando.

En créant volontairement une carence dans ses sports favoris, la motivation ne sera que plus grande au moment de la reprise.

 

En résumé :

Après une saison longue et bien remplie, il faut savoir si le psychologique ou le physique est touché. Il conviendra alors si nécessaire de prévoir une réduction de la charge d’entraînement ou peut être une coupure totale pour éviter de se blesser et de ne pas revenir en forme pour la saison suivante. Il est aussi possible d’essayer d’autres activités qui permettent d’une part de se changer les idées tout en développant d’autres compétences physiques ou mentales.

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